Ophelia
La jeune fille et la mort

étang de Corot, 2012-20.
Vidéo & stop motion animation of ceramics /

Ophelia_ 

Vidéo/ Mythe de la jeune fille et la mort à travers la plus poétique annonce de mort de la littérature . Hommage au tableau de John Everett Milais, inspiré du personnage de la jeune fille chantant juste avant sa noyade dans la tragédie Hamlet de Shakespeare.   
Les masques moulées sur mon visage, alors très jeune, sont inspirés du masque mortuaire. 

Myth of the young girl and the death through the most poetic announcement of death in literature.
Tribute to the painting by John Everett Milais, inspired by the character of the girl singing just before her drowning in the tragedy Hamlet by Shakespeare.
The masks molded on my face, then very young, are inspired by the death mask.




Act I : La Jeune Fille et La Mort/ Into the Woods

“Bleu du ciel qu’elle ne possède pas.

Le bleu dirige la pointe de son manteau bleuté azuréal, indigo, cobalt, bleu ciel, funambulesque coup de gong frappé à mort, parmi les échevaux de roses si trémières. 
Le bleu, le bleu, l’azur, le bleu, le bleu du blanc, le bleu du rose, le bleu lilas,
le bleu jaune, le bleu rouge, le bleu d’azur, le bleu qui suinte le bleu.

Nuage,
Et le jour se termine, non pas en gris mais en bleu pâle, avec l’ombre de ses arbres transformés en squelettes. 

Vêtu de bleu de toute parcimonie de son angoisse mise à jour. 
Nous n’irons plus aux bois. 
Nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés, la belle que voilà ira les ramasser.
Nous n’irons plus au bois, mais si tu ne reviens pas, nous irons toutes nous pendre aux arbres et vivre en fleur nos drames et nos danses au fil des coutumes de nos drames.”

Act II : Nympheas / Drowning

“Fosse commune ouverte aux festins, feuilletant précipitemment le lac endormi en sursaut d’Ophélie.”

“Tout ce que j’ai eu est comme ce vaste ciel, diversement le même, lambeaux
de néant frappés d’une lumière lointaine, fragments de vie illusoire que la mort vient doré de loin de son triste sourire de vérité totale.
Tout ce que je suis ou a été, tout ce que je crois avoir été, tout cela perd soudain dans ses réflexions et dans le nuage qui, là-haut vient de perdre sa lumière, le secret, la vérité, le bonheur peut-être, que pouvait recelé un je ne sais quoi qui a la vie pour lit.”
(CC) CHARLOTTE CORNATON