Self-Love
Vidéo performance

Paris, 2011.
Photo sur métal & vidéo peep show///


Désirer sa propre création, se désirer, s'auto-désirer. Paradoxe sur le désir.


Self-Love vidéo est projetée derrière une porte métallique avec oeil sur rue, référence au peep show. 
Il est question de la représentation du désir de son propre corps en reférence au mythe de Narcisse. Et de ce paradoxe car Narcisse ne s'aimait pas, il s'est laissé mourir, il aimait son image et n'a pas su traverser les apparences.
Il s'agit d'un montage corporelle, de mon corps en morceaux décomposé par le miroir où les fragments développent une métonymie sexuelle avec quelques éléments
en céramique. Ceci menant, non pas à la mort mais à l'hystérie. Là où le plaisir et la douleur sont unis dans un état de bonheur. Un arc - la montée de la tension
et sa libération.
//Wanting your own creation, to desire, desire yourself. Paradox of desire.
Self-Love is vidéo screen behind a metallic door with an eye on the street, to refer to peep show.
It is about the representation of the desire of your own body in reference 
to the myth of Narcissus. And this paradox as Narcissus did not like himself, as 
he let himself die, he loved his image and did not go through appearances. My body broken into pieces by the mirror where 
the fragments develop a sexual metonymy with ceramic elements, which leads, not to death but hysteria. Where the pleasure and pain 
are united in a state of happiness. Arc of hysteria - the rise of tension 
and its release.




citations Claude Cahun


Moi ! - Très modeste Narcisse.

Je vous expliquerai mon self-love…

Je ferme les yeux pour délimiter l'orgie.

Fragmentations.




Miroir.
Confondre mon auréole et des éclaboussures. Refusant de me cogner aux murs, me cogner aux reflets ? Dans la nuit noire. Le tain des miroir épaissit. "Miroir", "fixer", voilà des mots qui n'ont rien à faire ici. Ce qui me gêne le plus, c'est l'insuffisance, la discontinuité de mon propre regard. Ce qui me désespère, ce n'est pas de ne pouvoir me boire, ce n'est pas le solide, l'infrangible espace pris dans les glaces, le froid qui sépare la vitre de mon image. Il existe entre moi et moi-même autre chose à briser. Toujours un quartier de lune, jamais la plénitude. Toujours une clarté partielle. Mon idéal est assez pour me dégoûter du reste du monde, mais peu, trop peu, rien pour le contenter. Je me venge à l'occasion des miroirs, que je recherche, amoureuse, sadique - et toutefois m'y torturant moi-même.
Moi.
Individualisme ? Narcissisme ? Certes.
C'est la meilleure tendance.
La seule intentionnelle fidélité dont je sois capable.
Self-Love



Ici, reposent mes jambes.

L'empreinte dans le carré de corps féminin.

Je resterais.

L'essence rare, la perle gestuelle.

Un jeu de jambes.

Jeux tranquilles.



Arriviste de l'âme, se passait sur le corps.
Car la beauté n'est qu'un jeu de lumière.
Ephémère. Illusion.
Ce corps que j'ai cruellement sculpté, va-t-il fondre à ma propre chaleur ?

tandis que je m'essouffle à quelque autre embellissement, tandis qu'il me reste tant à faire. On ne saurait penser à tout. Mise au pied du lit je m'aperçois qu'il faudrait décoller ma robe - et que j'y laisserais ma peau. Cette expérience me déshabille de ma peau. Puis-je mourir étoilé, Narcisse. Moi, chez qui l'amour de soi se réalise dans un égoïsme à deux, à plusieurs, à tous, dans l'orgie universelle. Je ferme les yeux.


Moi-même (faute de mieux)
La sirène succombe à sa propre voix.
L'être s'individualise. L'orgueil devient vertu.
Ailleurs aussi le maquillage est de rigueur.
Produits de beauté.
Fragile - With care - denrées périssables.

Pourquoi changer de visage ? Pourquoi bouleverse-t-on mes vertus ? Pourquoi me défait-on sitôt que je ferme les yeux ? Je ferme les yeux sur ma propre image. jouer à être sa propre image..
Self-love


Mark
(CC) CHARLOTTE CORNATON